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16.4.17

Don't break my heart Mickey


Mixte sur toile ( acrylique, huile, cire, mine de plomb) de 100 cm2, peinte le 13 Avril 2017 à Madrid, et intitulée Don't break my heart Mickey, en hommage à la chanson de Tony Basil de 1981. 

Le Mickey Mouse de Walt Disney occupe un tiers de la toile, perdu sur un fond en couches successives rouge, rose et bleu Cyan. L'angle inférieur droit est laissé blanc. 
Des elements abstraits rythment la composition. On peut lire "DON'T" sous le portrait de Mickey. Un crane humain  très naïf est superposé au raton. Une dent cariées qui flotte de l'autre coté de la toile semble être la convoitise de l'icône de Disney. 

On peut interpreter ce dialogue de différentes de façons: Est-ce la petite souris qui vient chercher les dents de lait des enfants sous l'oreillée ? Est-ce qu'une molaire qui me faisait mal lorsque j'ai peint cette toile..? (ce qui m'arrive souvent) Ou est-ce une allégorie liée à la politique actuelle menée par Donald Trump et ou Mickey représenterait les Etats-Unis?

Ce travail à deux niveaux ou se mélangent les styles de representation rappelle la fameuse collaboration Warhol/Basquiat des années 80, qui me passionne et m'inspire tant.

2.4.17

I killed Kate today


Peinture à l'huile, acrylique, aérosol et cire sur toile de 146 x 114 cm.
Ce portrait de Kate Moss s'intitule " I killed Kate today" ( Aujourd'hui j'ai tué Kate) et le titre n'est pas anodin car j'ai réalisé cette toile le 1er Avril 2017... I s'agit donc d'un poisson d'Avril! ;)

Au delà de la farce annuelle, le processus d'élaboration a son importance pour ce titre. En effet, j'ai d'abord peint le portrait du top-model en noir et blanc et de manière figurative d'après la couverture d'un VOGUE anglais pour ensuite le "tâcher"de couleurs, le barrer de formes abstraites et de matière pour le souiller, comme pour le tuer... symboliquement.

22.8.15

Ear on Holiday


"Ear on Holiday" ( oreille en vacances). Mixte sur toile de 1 mètre carré, réalisée le 22 Août 2015.

Ce tableau me fut inspiré par une anecdote qui s'est déroulée pendant mes vacances au Portugal:
Un jour, on a retrouvé une oreille humaine dans la piscine de l'hôtel ou je séjournais. Un employé plaça la prothèse en silicone sur une assiette et emballa le tout d'un film alimentaire avant de l'emmener à la réception dans une posture solennelle, comme s'il s'agissait d'une précieuse offrande. Les réceptionnistes furent choquées de recevoir tel présent et durent remplir un formulaire destiné aux objets trouvés ou l'on pouvait lire: "Oreille d'homme sur une assiette". Le propriétaire à l'organe manquant ne s'est manifesté que le lendemain pour réclamer sa prothèse.

Outre la fameuse oreille, il y a plusieurs signes graphiques sur cette toile comme un spray de protection solaire ou un pédalo-toboggan. On peut lire "vue mer" en fond, mais aussi "Zone de parasols" écrit en anglais et en portugais, "plage surveillée" en anglais, français, allemand et portugais. . Le fond blanc de la toile est resté vierge.

19.7.15

Strong legs


Une petite toile de 16,8 x 22,4 cm, réalisée le 19 juillet 2015. Juste un petit exercice pour pratiquer après plusieurs mois sans toucher un pinceau.

C'est une paire de jambes d'homme exécutée à l'huile sur fond orange à l'acrylique comme une forme en compas sur un aplat de couleur vive.

15.3.15

Les mauvais garçons





Voici dans l'ordre: "Mauvais Garçon 1", "Mauvais Garçon 2" et "Mauvais Garçon 3".
 Le plus large mesure: 114 x 146 cm. Les deux autres mesurent 97 x 146 cm, Ils sont tous réalisés en technique mixte.

J'ai réalisés ces trois tableaux simultanément dans le week-end du 14 au 15 Mars 2015.

On y voit trois hommes, des prisonniers du Biribi (thermes générique pour désigner l'instrument répressif de l'armée française au nord de l'Afrique entre 1830 et 1962). Ces fortes têtes de l'armée posent nus pour  montrer leurs tatouages, les signes de leurs identités, les cicatrices de leurs âmes. On ne sait pas s'ils sont bourreaux ou victimes comme on ignore qui, parmi les passants, pourrait être un potentiel terroriste.

Mais ce ne sont pas des tatouages dont leurs corps sont recouvert sur mes oeuvres: Je les ai substitué par des tags et des pochoirs colorés qui font référence au Street-Art. Leur peau est un mur des lamentations: Entre autre sont évoqués les religions,  la guerre et le terrorisme,  l'argent, la prison, il y a des messages de révoltes et d'amour en anglais, en chinois, en arabe, ou en hébreux. Des enfants, des femmes, des soldats ou des animaux donnent des indices sur leur situation familiale ou leur orientation sexuelle (l'ours et la licorne représentent l'homosexualité, la petite fille suggère la paternité, etc). Il y a de multiples lectures à tous ces éléments.

Les compositions des torses contrastent avec les sujets, tant par l'anachronisme que par le traitement pictural: Les Graffitis sont très actuels alors que les modèles sont du XIXème Siècle. Les tags à la bombe et à l'acrylique sont de couleurs vives alors que les sujets sont exécutés à l'huile, dans des tons ocres, comme les photos anciennes ou les sanguines.


8.3.15

Greedy Twiggy (Twiggy twix)


Diptyque de 194 x 146 cm, réalisé le 8 Mars 2015. Mixte sur toile.

On retrouve ici le modèle Twiggy,  Ce grand format s'inclue dans la série "English Icon".

la jeune femme espiègle y est représentée au centre d'après une photo de mode ou elle porte la Pixie cut crée pour elle par Vidal Sassoon. Sa jeunesse est accentuée par un barbouillage magenta dégoulinant qui recouvre copieusement sa bouche au deltas des lèvres: On dirait une petite fille qui aurait mangé une glace à la framboise.

Le fond est neutre qui rappelle les photographies anciennes recouvre entièrement la surface en dégradé. Le seul élément qui puisse suggérer une quelconque perspective est le placard blanc, à droite, qui souligne le contraste, le regard, et détache aussi le portrait du fond.

Le portrait est traité à l'acrylique et à l'huile. D'infimes touches de couleurs viennent rompre ce dégradé noir et blanc, mais ceci n'est pas appréciable sur cette petite image.

La ligne de verticale de jonction des deux châssis coupe la composition verticalement en deux parties égales et semble séparer le visage du reste du portrait.


12.2.15

Verso




Voici le dos de quelques uns de mes tableaux. Je crois intéressant de les montrer car ils aident à comprendre une grande partie de mon travail... Les mots barrés, gribouillés, sont récurants dans mon travail ("Everybody looks famous", par exemple). Le revers du tableau "Mascara"( The Mask), en est le meilleur exemple.

Le fait de repeindre plusieurs fois la même toile m'oblige à changer titres et dates, formant ainsi une composition proche de l'oeuvre en soit. J'utilise pour écrire la date, l'outil que j'ai à portée de main au moment ou je pense le faire. Ça peut être un pastel, un marqueur, un spray ou de l'huile, peu importe. J'ai même détoilé et retourné certaines oeuvres dont je m'étais lassé pour y peindre un nouveau sujet, certaines de mes oeuvres sont donc recto-verso.

Finalement, ce que je veux montrer ici, c'est que je m'"alimente"aussi, de la face cachée de mes toiles pour créer les toiles elles-mêmes. Tout peut être une source d'inspiration, il suffit d'être attentif aux détails et de porter un certain regard sur les choses.

8.2.15

The Beehive


Toile de 146 x 114 cm, technique et médium mixte, et réalisée aujourd'hui 8 Février 2015.

Lors de mes visites de jeune adolescent au Musée des Beaux-Arts de Nantes, l'oeuvre qui me faisait le plus vibrer, et qui m'a indéniablement marqué au fer rouge, c'est le tableau de Martial Raysse intitulé "la belle mauve".

 Je me souviens y être allé plusieurs fois juste pour le plaisir de le contempler. On y vois une photographie de femme grand format en noir et blanc "colorisée"; Un plumeau lui est collé dans l'oeil droit, un baiser minuscule (échelle humaine) au rouge à lèvre est posé sur le coin de sa bouche:

Mon tableau, lui, est un hommage, ou plutôt une réminiscence de cette fascination de jeunesse: On y voit un buste de femme à la choucroute extravagante, ruche en anglais: Beehive; C'est ainsi qu'on appelle ce chignon typiques des sixties qui rapelle un nid d'abeilles.
Elle se tient de trois quarts profile, les yeux clos, l'air serin, presque amusée. Ce n'est qu'un prétexte, une base qui sert de support à un gribouillage abstrait qui la recouvre presque entièrement.

La composition abstraite fait référence aux dessins de la petite enfance, lorsqu'on n'a pas peur de dépasser les bords du modèle à colorier, et qu'on ose peindre le soleil en rose ou le gazon en orange, juste avant que tout soit gâché, bien rangé dans des cases de clichés et de règles, de soleils jaunes et de spontanéités empoisonnées.

7.2.15

Everybody looks dangerous

Tableau de 73,5 x 116,5 cm, commencé au moment des événements du mois de janvier (Charlie Hebdo) et tèrminé aujourd'hui Samedi 7 février 2015.

Cette toile répond à une oeuvre antérieur intitulée "Everybody looks famous". La composition et la palette de couleur sont similaires. On peux même lire: "Everyboby/Nobody looks famous/anonymous/us" comme sur la première peinture, mais sur celle-ci, on peut deviner le mot "Dangerous" juste esquissé au crayon papier, sur "famous/us". Le thème parle de soit: N'importe est un terroriste potentiel.

La vulnérabilité et l'insécurité sont des sujets que j'ai toujours traité dans mes tableaux, collages et photos mais ils sont, malheureusement, plus d'actualité que jamais.

Des visages aux couleurs vives (orange, bleu, jaune) s'alternent sur un fond blanc sali de gribouillis tourmentés. Des têtes sans corps, disposées comme des notes de musique sur une portée (Si-Sol-La-Fa-Mi-Re), forment un rythme decrescendo pour aboutir sur une large tache gris foncée qui semble annoncer un avenir incertain.

C'est un tableau inquiétant. Un des personnages aux yeux barrés d'un placard noir (seul élément géométrique et net de la composition) semble septique de part l'expression de sa bouche. Malgré le titre de la toile, aucun des portraits ne semble dangereux ni menaçant ce qui amplifie le sentiment d'insécurité: De qui suspecter?

Mais il y a bien d'autres niveaux de lecture possibles; Par exemple: Les personnages semblent superposés comme pour une photo de classe, ou comme un publique dans des gradins. Par le remplissage de certaines lettre, la phrase aussi offrent différentes lectures : "LSD, every boy looks us, ok, ..."

10.11.14

Calavera

Toile de 146 x 114 cm exécutée aujourd'hui à l'huile avec une technique très "matérique". Ceci est la dernière version, presque 10 ans après la première réalisée sur cette même toile en technique mixte et intitulée Circus: C'était une toute autre composition qui date de 2006 et qui a ensuite évolué vers Autoretrato ciego en monochrome rouge, puis Autoretrato plus impressionniste, Mascara, et enfin mirror on the wall... en 2012. Ça n'a plus grand chose à voir avec un autoportrait littéral bien qu'on puisse voir encore quelques détails de chairs tels les oreilles et un oeil. Mais un crâne avec des oreilles, ça n'existe pas, il s'agit plutôt ici d'un masque de carnaval ou un maquillage sur un autoportrait. Vous pouvez voir l'évolution de ce tableau au court du temps sur ce même blog dans l'onglet "autoportrait".

21.9.14

Twiggy Upset

Tableau commencé il y a plusieurs mois et finalement terminé aujourd'hui après une longue réflexion concernant la couche supérieur à la bombe, tant pour le volume que la couleur. C'est un tableau de 146 x 114 cm de technique mixte: Acrylique, huile, aérosol.
Le visage de Twiggy très coloré et dégoulinant de coulures est "taggé" successivement par des couches de noir et violet tantôt nettes, tantôt estompées pour donner du volume.
Les courbes que décrivent le violet peut rappeler un croquis à la Giacometti. Ce dessin rapide n'est pas tout à fait étranger aux contours du visage de l'arrière plan et rappelle le schémas d'un casque, un dessin manga ou une cagoule. Cette impression est donnée précisément par la forme qui souligne l'oreille, mais aussi celles qui contournent les globes oculaires et la séparation centrale qui semble marquer les hémisphères cérébrales.

6.10.13

Inglish Icon 2

Mixte sur toile de 146 x 114 cm, réalisée le 5 Octobre 2013. Second travail inspiré de Twiggy, le "top model" anglais des années 60. Contrairement à la première toile du même nom, cette version est traitée avec plus d'aplats, et beaucoup plus abstraite que la première. L'œil est remplacé par une tache rouge vif qui contribue à cet effet: Un vrai regard aurait été beaucoup trop figuratif. le tableau est traité en masses de couleurs soulignées d'un trait bleu qui rappelle les polycopies des années 70. Il y a beaucoup de matière sur cette toile malheureusement la photo ne retransmet pas bien cet aspect.

22.6.13

Le mystère


Voici mon dernier tableau intitulé "Le mystère", acrylique et cire sur toile, il mesure 116 x 73 cm.
Il s'agit d'une proposition réalisée d'après un de mes collages de 2012.

C'est un format curieux, normalement utilisé en horizontal pour des marines. Ce choix m'a permis d'accentuer la verticale et de donner une grande place à la partie abstraite (moitié inférieur) du tableau. Pour une fois je n'ai pas utilisé d'huiles. L'acrylique permet un travail à séchage rapide, c'est un vrai atout pour faire un tableau rapidement...

Le personnage semble songeur, c'est le thême principale. Il est là sans y être, il est ailleurs! Le col noir du vêtement répond à la paumette blanche pour équilibrer l'ensemble. La tête est composée de trois visages qui donnent un aspect cubiste.

Un cercle orange semble flotter à gauche du portrait. Est-ce un soleil très loin dans l'espace gris du fond? Est-ce une balle lancée au premier plan? Rien ne permet de savoir ou se trouve et que représente cette forme... C'est un mystère.

3.2.13

To be, or not to be Kate

"Être, ou ne pas être" Kate... Mixte sur toile de 146 x 114 cm, réalisée le 2 février 2013. Le titre fait référence au fameux soliloque qui débute l'acte III de Hamlet, œuvre étoile de William Shakespeare.

Le tableau est un portrait de Kate Moss, certainement la femme qui incarne le mieux l'idéal féminin de notre époque et ce, depuis plusieurs décennies. Mais qui est Kate Moss? Il est fascinant de constater que la longévité de sa carrière comme modèle et, comme muse de nombreux artistes, est certainement dû en grande partie au fait que la "brindille" n'accorde pas d'interviews; C'est un  récipient ou chacun peut verser ses fantasmes sur la personnalité de cette jolie femme. On ne connait ni sa voix ni ses opinions. Il est donc facile de s'identifier à ce mystérieux personnage de papier glacé.

J'ai peint Kate Moss d'après une célèbre photographie de Nick Knight qui, avait fait la couverture de VOGUE et où, le portrait était barré d'un éclair rouge et bleu, faisant référence au non moins célèbre portrait de David Bowie (Ziggy Star-Dust). Pour cette toile, l'éclair ne m'intéressait pas, j'en ai juste gardé le rouge de l'oeil droit... Comme un clin d'œil justement. J'ai aussi conservé la moitié du "O" de VOGUE et une partie du "U" et recouvert la masse cérébrale de taches de couleurs, comme des idées mystérieuses, des connections neuronales non identifiées, qui ne sont pas sans rappeler certaines toiles d'Eduardo Arroyo. Le visage du modèle est en partie effacé, à la manière des photographies de Man Ray, on appellerait cela une "solarisation polarisée": Les ombres plus marquées sont restées blanches (lèvre, pommettes, ...).

Une forte ligne noire symbolise un crâne humain. Dans la mise en scène de Shakespeare, Hamlet tient dans ses mains un crâne lorsqu'il se questionne sur sa propre existence dans ce long monologue.

On peut y voir une interrogation existencielle mais, il y a aussi de l'humour dans cette vanité: La bouche de Kate Moss, juste esquissée, est entrouverte. Miss Moss déplace ses lèvres en avant pour qu'elles paraissent plus charnues et en même temps creuser ses joues: Un "truc" de mannequin que font la plupart des femmes qui le connaissent lorsqu'elles posent pour un photographe ou qu'elles se regardent dans un miroir, pour se plaire. Mais le mouvement de bouche donne aussi l'impression que Kate va parler... Le moment est figé, elle reste muette. Que veut-elle enfin nous dire?.. "Telle est la question"...

1.1.13

English Icon

Première toile, premier portrait de l'année. Cette oeuvre qui mesure 146 x 114 cm est intitulée "English icon". J'ai utilisé une image connue en Close-up du célèbre manequin Twiggy pour réaliser ce tableau et, en noircissant la toile, j'ai essayé d'aller doucement vers Kate Moss. J'ai choisi deux icones internationales de la mode pour opérer ce virage à 180º vers une technique de gribouillage très gestuelle qui rappelle les coloriages des jeunes enfants. L'année 2013 sera-t-elle une régression?.. Une métaphore de la récession?.. Pour moi oui: Je veux revenir à un trait gauche et naïf, qui dans le cas concret de ce tableau me semble encore beaucoup trop maitrisé. Je dois perdre encore en virtuosité pour arriver à mes fins.

17.12.12

Your turn & No winner



Voici deux toiles peintes le même jours: 16 décembre 2012, toutes deux de 146 x 114 cm. On retrouve des écho de travaux plus anciens (conspiration, it's raining again, ...). La composition s'organise sous forme d'une grille de jeu "Cruz y rayas" (je crois qu'on appelle ce jeu "le morpion" en français). Les cercles sont simplement substitués par des têtes. Dans "No winner"(noir et rose), quelque soit le symbole placé dans l'espace vide, le jeu est enrayé, pas de gagnant ni de perdant. Dans l'autre toile intitulée "your turn" (noir et bleu), on peut imaginer au choix, une croix ou une tête dans l'espace vide... Les têtes gagneraient mais, on ne sait pas à qui est le tour de jouer.

Le morpion structure la composition de manière implacable, simple et systématique, dans un espace très fermé. La sensation de cloisonnement est renforcée par le vide blanc laissé autour de la toile et des fonds très foncés à dominante noir et mate.

10.11.12

It's raining again

Mixte sur toile de 146 x 114 cm. Réalisée entre le 9 et le 10 Novembre 2012. Le titre m'est venu en peignant la toile: J'avais la chanson de Supertramp dans la tête, bien que je ne l'affectionne pas spécialement (je ne l'ai pas dans ma bibliothèque musicale et ne l'ai pas entendu récemment). Le titre s'est donc imposé de lui même. Il est vrai qu'il pleut depuis plusieurs jours sur Madrid, et la date est importante: 10 Novembre 2012... 10, 11, 12. J'aime ces dates ou les numéros se suivent comme le 1 février 2003, ou les suites identiques; la prochaine sera le 12 décembre 2012 (12, 12, 12) et la dernière le 11 décembre 2013: 11, 12,13. Ensuite il faudra attendre 2103 pour que ces phénomènes se reproduisent, nous ne seront plus là... La composition du tableau s'organise sur un fond abstrait à deux plans sur lesquels trois têtes blafardes, aux expressions maussades, semblent s'ignorer les unes les autres. Une horloge apparait derrière la masse jaunâtre et, on peut clairement lire X-XI-XII dans le quart supérieur gauche; Heures en nombres romain et visage renversé sont emprisonnés dans un rectangle.

28.10.12

NO LOVE




Peinture aérosol sur buste en plâtre de 34 x 70 x 25 cm. Réalisé entre le 20 et le 28 Octobre 2012. Pour cette sculpture je n'ai utilisé que de la bombe, pas de symboles gravés, pas d'éraflures. Il y a une profusions éléments figuratifs réalisés au pochoir: Des graffitis d'artistes célèbre du "Street-Art" dont les Alias sont Aiko, Btoy, Blek le rat, C215, Eelus, Eine, Hush, Logan Hicks, M City et XOOOOX. Il s'agit d'un hommage à ces graphistes de rue, tous réunis sur un même support: Un buste d'Agrippa. On peut d'ailleurs lire la signature de certains. Bien que le rendu paraisse chaotique et aléatoire, le pochoir est une technique qui demande beaucoup de précision alliée un bonne mesure de la vitesse du mouvement, la préparation est longue et le mouvement rapide. Un spray mal dirigé ou trop longtemps appliqué peut ruiner la composition en un clin d'œil.

27.10.12

Dilemme



Buste de 30 x 57 x 25 cm, peint le 27 Octobre 2012, certainement mon préféré de la série.  La tête est cerclée de rouge avec écrit "YES" en magenta fluorescent. Ce sont quasi les seuls éléments principaux pour cette partie du plâtre alors qu'une profusion de pochoirs aux messages contradictoires recouvrent complétement, sur les quatre côtés, la base du buste. On peut y lire entre autres "NO" et "YES", paix en hébreux (Shä-lòm) et en arabe (Salàm), "LOVE", "Stop", "Vendal", logo d'un crâne (poison), un soldat, les symboles masculin et féminin, une silhouette qui s'enfuit, ...

CHAI-NA


"Chai-na" est le slogan chinois anti-démolition, ça se prononce comme China en anglais, et se traduit par "ici démolition". Ce buste mesure 30 x 57 x 25 cm, réalisé le 27 Octobre 2012. On y lit le titre en idéogramme rouge sur le front, un symbole "$" sur la joue et dans le cou, Bob Dylan, une guitare électrique, et un dernier pochoir sur la gorge ou est écrit entre autres: "Be strong, don't hold back, stay intense, ..."

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