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4.12.19

Collages décollages

     
 "Collapse Party", décembre 2019, Madrid.

"Tabula rasa Haha...", décembre 2019, Madrid.

"Happy B-day you Rascal you", déc. 2019, Madrid

Voici mes tout premiers collages de grande taille réalisés à partir d'un mille feuilles d'affiches au format B0, récupérés sur un mur de Madrid. Chaque proposition mesure 100 x 140 cm.

Je vous passe l'épopée d'arracher un bloc d'affiche de ce format et le trainer jusque chez moi ou même ramener à pied 3 chassis MDF avec un diable en plein Black Friday et sous la pluie!

Toujours est-il que la réalisation de collages grands format est un exercice très physique, exténuant mais aussi au résultat très satisfaisant.

Ces trois oeuvres de "collage/décollage" de style "new realism" (nouveau réalisme) répondent parfaitement à ma préoccupation pour la société occidentale qui est à bout de souffle et qui me semble avoir amorcé sa chute ineluctable et imminente. L'humanité va entrer dans la plus grande crise de son histoire et je ne pouvais pas ne pas illustrer cette angoisse.

C'est donc une réflexion sur un scenario apocalyptique que je vous donne à voir. Ce à quoi auraient sans doute ressemblées ces affiches si elles avaient été collé juste avant le moment fatidique, dans un futur proche de 10 à 15 ans: L'effondrement de notre système.

Des posters en lambeaux annoncent des promotions commerciales, des festivals musicaux ou l'anniversaire d'une boite de nuit Gay madrilène. Des messages en décalage avec une réalité que la société refuse d'assumer en se préoccupant tout juste du changement climatique et des problèmes d'environnement qui y sont liés.

Un visage masculin qui n'est plus qu'un morceau de papier difforme souligné d'un rire cynique en onomatopée (Tabula Rasa Haha), un cadre en noir et blanc rappelle le graphisme des billets du dollar U$D qui disparait sous l'érosion, deux figures humaines sont comme crucifiées de part et d'autre de la composition (Happy B-day you...), Un festival de musique Hardcore semble se réjouir du Collapse (Collapse Party). Tels sont les ingrédients de ce trio qui propose une vision Mad Max de notre futur en tant que société de consommation.

8.10.19

Série interferences







La série "Interférences" est un travail de collages en tissage débuté le 30 Juillet 2019:

Deux ou plusieurs images sont fondues ensemble et rappelles les erreurs de transmissions télévisuelles.

Ce procédé me permet de mettre en évidence la confusion qui guide notre société qui, au lieu de s'occuper activement  à sauver l'équilibre terrestre , préfère continuer a rêver de croissance, de prospérité capitaliste, des banalités des réseaux sociaux... Toutes ces choses qui mèneront l'humanité à une gigantesque crise écologique et sanitaire.

C'est donc le portrait d'une société parasite et parasitée que je représente à travers cette série.

Les oeuvres jointes sont extraites d'un ensemble de 13 formats A4 au total.
Des hommes "normaux" posant nus dans leur maison sont superposés à des modèles du ciné X gay des années 2000 posant nus en studio.
Le jeu des carrés pousse la composition à l'abstraction, les corps semblent disparaître de l'espace dont ils font partie.

11.12.17

Free hug serie





Série de 7 collages, tous exécutés entre les 8 et 9 Décembre 2017. 
Ce sont des montages découpés et collés sur papier Hahnemühle (j'adore!), format 24 x 32 cm.
Je vous les présente ici dans l'ordre chronologique de leurs réalisations. Ils portent le titre de "Free hug" et sont numérotés de 1 à 7.

Les images supports sont les oeuvres d'un même artiste: Une série de photos de Gareth McConnell intitulée "Presence" et publiée dans POP magazine, Issue 37. Des corps dénudés de femmes sont photographiés les bras levés sur fond neutre, éclairés des lumières colorées et largement surexposés. 
Elles sont comme des silhouettes fantomatiques, des âmes vaporeuses sans traits.

J'ai organisé des compositions abstraites qui flottent autour de ces corps, des petits morceaux de papiers découpés, quelques signes sont reconnaissables mais pas trop pour privilégier l'abstraction et préserver la légèreté des compositions. Chaque silhouette semblent attirer, ou au contraire expulser, les formes qui l'entoure, comme un aimant, pôles opposés ou pas...

On peut s'amuser à essayer de trouver des inspirations d'artistes connus pour chaque planche. Par exemple "Free hug 5" fait référence à Roy Lichtenstein tandis que le numéro 1 évoque Yves Klein ou le numéro 2: Kandinski.



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